L'assurance-vie : l'enveloppe à tout faire
Fonds en euros, unités de compte, fiscalité après 8 ans et transmission : comprendre le placement préféré des Français après le livret A.
Malgré son nom, l'assurance-vie est avant tout un placement d'épargne. Souple, disponible et fiscalement avantageuse avec le temps, elle sert aussi bien à épargner pour un projet qu'à préparer sa retraite ou transmettre un capital.
Deux grandes familles de supports
| Support | Risque | Rendement | Pour qui ? |
|---|---|---|---|
| Fonds en euros | Capital garanti par l'assureur | Modeste, connu chaque année | Épargne prudente |
| Unités de compte (UC) | Capital non garanti | Variable (actions, immobilier, obligations…) | Horizon long, accepte les baisses |
La plupart des contrats permettent de mélanger les deux et de changer la répartition en cours de route (un « arbitrage »).
L'argent reste disponible
Contrairement à une idée reçue, l'argent d'une assurance-vie n'est pas bloqué : on peut faire un rachat partiel ou total à tout moment [1]. Seule la fiscalité dépend de l'ancienneté du contrat.
La fiscalité : tout change après 8 ans
Lors d'un rachat, seule la part de gains contenue dans la somme retirée est imposée, jamais les versements [2].
- Avant 8 ans : les gains sont soumis à l'impôt sur le revenu au taux forfaitaire, plus les prélèvements sociaux.
- Après 8 ans : un abattement annuel de 4 600 € de gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple, sur l'ensemble de ses contrats [2]. Au-delà, l'impôt est réduit.
- Prélèvements sociaux : toujours dus sur les gains, en principe au taux de 17,2 % [2].
Un outil de transmission
L'assurance-vie permet de désigner librement un ou plusieurs bénéficiaires qui recevront le capital au décès, avec une fiscalité spécifique, souvent plus avantageuse que la succession classique. Les règles dépendent notamment de l'âge auquel les versements ont été faits (avant ou après 70 ans).
Les frais à surveiller
Les frais varient beaucoup d'un contrat à l'autre et pèsent sur le rendement :
- frais sur versements (prélevés à chaque dépôt) ;
- frais de gestion (chaque année, sur l'épargne) ;
- frais d'arbitrage (quand on change de supports).
Sources
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