FinaD
FinaD
FinaD
Connexion aux marchés

Cliquer ou Échap pour passer

FinaD
  • Décryptages
  • Tableau de bord
  • Apprendre
  • Outils
  • Newsletter
  • À propos
  • FinaDX+
  • Accueil
  • Décryptages
  • Tableau de bord
  • Apprendre
  • Outils
  • Newsletter
  • À propos
  • FinaDX+
i

Contenu à visée éducative, ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte en capital.

FinaD

L'actualité économique et financière française, expliquée simplement. Information et éducation, jamais de conseil personnalisé.

  • Accueil
  • Décryptages
  • Tableau de bord
  • Apprendre
  • Outils
  • Newsletter
  • À propos
  • FinaDX+

© 2026 FinaDX. Tous droits réservés.

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • Cookies
← Apprendre
Comptabilité

L'amortissement des immobilisations

Pourquoi une entreprise étale le coût d'un ordinateur ou d'une machine sur plusieurs années : amortissement linéaire, dégressif, dérogatoire, et les écritures qui vont avec.

Publié le 3 novembre 20267 min de lecture

Une entreprise qui achète un ordinateur à 12 000 € ne le « consomme » pas en un an : elle va s'en servir pendant plusieurs années. En comptabilité, on ne compte donc pas toute la dépense la première année, on l'étale sur la durée d'utilisation du bien. C'est l'amortissement.

Définition : l'amortissement

La constatation comptable de l'usure d'un bien durable (une immobilisation) : chaque année, une partie de son coût, la dotation, est passée en charge, jusqu'à ce que le bien soit entièrement amorti.

Le vocabulaire de base

TermeCe que ça veut dire
ImmobilisationBien destiné à servir durablement à l'entreprise : machine, véhicule, ordinateur, bâtiment…
Base amortissableLe montant à amortir : en général le coût d'achat hors taxes.
DotationLa part du coût passée en charge sur un exercice.
Amortissements cumulésLa somme des dotations depuis l'achat.
VNC (valeur nette comptable)Ce que « vaut » encore le bien dans les comptes : coût d'achat − amortissements cumulés.

L'amortissement commence à la date de mise en service du bien, c'est-à-dire quand l'entreprise commence à s'en servir, pas forcément le jour de l'achat [3].

L'amortissement linéaire

C'est le mode le plus courant : la même dotation chaque année. Le taux se calcule simplement : 100 % ÷ la durée d'utilisation. Un bien utilisé 5 ans s'amortit donc à 20 % par an.

La première année, la dotation est réduite au prorata du temps d'utilisation (on parle de prorata temporis). En pratique, on compte souvent en jours, sur une année de 360 jours.

Exemple : une machine à 12 000 € HT, amortie sur 5 ans, mise en service le 1er avril 2026 (exercice = année civile).

ExerciceCalculDotationVNC fin d'exercice
202612 000 × 20 % × 9/121 800 €10 200 €
202712 000 × 20 %2 400 €7 800 €
202812 000 × 20 %2 400 €5 400 €
202912 000 × 20 %2 400 €3 000 €
203012 000 × 20 %2 400 €600 €
2031le reste (3 mois)600 €0 €

Le bien est amorti sur 6 exercices, parce que la première année ne compte que 9 mois : les 3 mois manquants sont rattrapés à la fin.

Pour calculer le plan d'un autre bien, utilisez le simulateur d'amortissement.

À retenir

Quelle durée choisir ? Celle pendant laquelle l'entreprise compte réellement utiliser le bien. L'administration fiscale publie des durées usuelles : par exemple 20 à 25 % par an (4 à 5 ans) pour un véhicule [2]. Ce sont des repères, pas des obligations.

L'amortissement dégressif

Pour certains biens d'équipement achetés neufs, utilisés au moins 3 ans, la fiscalité permet d'amortir plus vite au début. Le taux linéaire est multiplié par un coefficient [1] :

Durée d'utilisationCoefficient
3 ou 4 ans1,25
5 ou 6 ans1,75
Plus de 6 ans2,25

Pour un bien amorti sur 5 ans : 20 % × 1,75 = 35 %, appliqués chaque année à la valeur restant à amortir (et non au coût d'achat). Les dotations diminuent donc d'année en année. Quand le taux linéaire calculé sur les années restantes devient plus intéressant, on bascule en linéaire jusqu'à la fin.

Deux différences avec le linéaire : le prorata de la première année se compte en mois, à partir du premier jour du mois d'acquisition (et non de la mise en service).

L'amortissement dérogatoire

Le comptable et le fiscal ne voient pas toujours les choses de la même façon. Comptablement, l'usure réelle d'une machine est souvent régulière (linéaire), mais l'entreprise peut avoir intérêt à profiter du dégressif fiscal pour réduire son impôt plus tôt.

L'amortissement dérogatoire fait le lien entre les deux : c'est l'écart entre la dotation fiscale et la dotation comptable. Tant que le fiscal amortit plus vite, on constate une dotation ; quand il ralentit, on constate une reprise.

Les écritures comptables

OpérationDébitCrédit
Dotation annuelle6811 Dotations aux amortissements28xx Amortissements des immobilisations
Amortissement dérogatoire (dotation)6872 Dotations aux provisions réglementées145 Amortissements dérogatoires
Amortissement dérogatoire (reprise)145 Amortissements dérogatoires7872 Reprises sur provisions réglementées

Ce qu'il faut retenir

  • L'amortissement étale le coût d'un bien durable sur sa durée d'utilisation.
  • Linéaire : même dotation chaque année, au prorata la première année.
  • Dégressif : plus rapide au début, réservé à certains biens neufs.
  • Dérogatoire : l'écart entre le fiscal et le comptable.

Contenu à visée éducative : chaque situation a ses particularités, vérifiez toujours avec un expert-comptable.

Sources

  1. [1]BOFiP — Amortissement dégressif : coefficients et calcul (BOI-BIC-AMT-20-20)
  2. [2]BOFiP — Taux d'amortissement usuels (BOI-BIC-AMT-10-40-30)
  3. [3]Autorité des normes comptables — Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03), articles 214-12 et 214-13
i

Contenu à visée éducative, ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte en capital.

Sommaire

  1. Le vocabulaire de base
  2. L'amortissement linéaire
  3. L'amortissement dégressif
  4. L'amortissement dérogatoire
  5. Les écritures comptables
  6. Ce qu'il faut retenir

À lire aussi

Comptabilité

Les créances douteuses : quand un client ne paie plus

Créance douteuse, dépréciation, perte irrécouvrable : comment une entreprise traite dans ses comptes les factures qui risquent de ne jamais être payées, TVA comprise.

3 novembre 2026·6 min de lecture
Épargne

L'assurance-vie : l'enveloppe à tout faire

Fonds en euros, unités de compte, fiscalité après 8 ans et transmission : comprendre le placement préféré des Français après le livret A.

1 novembre 2026·7 min de lecture
Investissement

Les ETF : investir dans tout un indice en une fois

Fonctionnement, frais, réplication et risques : ce qu'il faut savoir sur les fonds indiciels cotés, aussi appelés trackers.

1 novembre 2026·6 min de lecture